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L’évaluation
de la pharmacodépendance a pour objectif la surveillance des
cas d'abus et de pharmacodépendance liés à la
prise de substances
ou plantes ayant un effet psychoactif ainsi que tout médicament
ou autre produit en contenant à l’exclusion de l’alcool éthylique
et du tabac.
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La création d’un système national d’évaluation de la pharmacodépendance répond à des exigences internationales en matière de lutte contre la toxicomanie. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et l’Organisation des Nations Unies (ONU) appellent les états à participer à l’évaluation du potentiel d’abus et de dépendance des substances psychoactives et à la mise en place de mesures de prévention, de formation et d’information des professionnels de la santé et du grand public (articles 38 et 38bis de la Convention Unique des Stupéfiants de 1961).
Le système français
d’évaluation de la pharmacodépendance existe depuis 1990 (circulaire
ministérielle DPHM/03/09/01 du 1er octobre 1990) et a été
officialisé par la parution du décret n°99-249 du 31 mars
1999 (JORF du 1er avril 1999). Ce dispositif participe à la
politique de lutte contre la drogue et la toxicomanie en coordination avec la
Mission Interministérielle de Lutte contre la Drogue et la Toxicomanie
(MILDT).La déclaration des
cas d'abus grave et de pharmacodépendance grave liés
à la prise de substances ou plantes ayant un effet psychoactif ainsi
que tout autre médicament ou produit est désormais obligatoire (article R5219-3).
Le réseau
de pharmacodépendance participe à ce dispositif par transmission
de données validées issues de l’exploitation des outils des
CEIP (TREND) et par expertise analytique et toxicologique des drogues de synthèse
circulant dans les lieux festifs.
La coordination de ce réseau est assurée par l’Unité
des Stupéfiants et Psychotropes de l’A.F.S.S.A.P.S. où siège
la Commission nationale des stupéfiants et des psychotropes, à
laquelle est adjoint un Comité technique.